INFORMATION
DU PUBLIC |
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La rubrique "information"
est sous la responsabilité du Pr M. Revol et du Pr J.M. Servant, et
correspond à l'activité qui est effectivement pratiquée dans le service
de chirurgie plastique de l'hôpital Saint-Louis de Paris. |
Questions fréquemment posées
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| Q.
Qu'est-ce que la chirurgie
"plastique" ? |
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R.
Souvent définie comme « la chirurgie des téguments et des contours »,
la chirurgie plastique a pour objet le traitement chirurgical des lésions
des tissus mous non viscéraux.
Les
" tissus mous" (ou " parties molles")
s’opposent aux os et articulations, qui relèvent de la chirurgie
orthopédique. Il existe en fait un terrain commun aux deux spécialités
: la chirurgie de la main , qui
concerne aussi bien la chirurgie orthopédique que la chirurgie plastique.
La chirurgie plastique s'occupe également des os de la face et du crâne
dans le cadre de la chirurgie cranio-maxillo-faciale.
Les
tissus mous " non viscéraux " s’opposent
aux " viscères", qui sont les organes contenus dans les
cavités crânienne, thoracique, et abdominale. Les tissus viscéraux sont
du domaine de la neurochirurgie (cerveau, moelle, racines des nerfs
rachidiens), de l'ORL et de l'ophtalmologie, de la chirurgie thoracique (cœur,
poumons), de la chirurgie viscérale (tube digestif et viscères
abdominaux), de la chirurgie urologique (reins et voies urinaires), et de
la chirurgie gynécologique (utérus et annexes).
Ayant
donc pour objet les « lésions » des tissus mous non
viscéraux, la chirurgie plastique couvre un domaine immense, qui comprend
en particulier :
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les tumeurs,
qu'elles soient bénignes ou cancéreuses, qu'elles aient pour point
de départ la peau ou les parties molles plus profondes, qu'elles
soient de petite taille ou de grande taille, et qu'elles siègent de
la tête au pied. Il s'agit en pratique aussi bien du banal
"grain de beauté" du visage ou du lipome du dos, que des
carcinomes, des mélanomes, ou des sarcomes des parties molles, dont
certains peuvent conduire à des mutilations étendues et à des
reconstructions complexes faisant appel en particulier à la
microchirurgie. |
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les traumatismes.
S'étant initialement développée avec les traumatismes de guerre, la
chirurgie plastique s'est ensuite appliquée aux traumatismes de la
route. Elle s'étend actuellement aux traumatismes des sports, et
surtout aux traumatismes chirurgicaux (par exemple pour reconstruire
un sein amputé pour cancer). Certains traumatismes nécessitent une
intervention de chirurgie plastique en urgence. La plupart des autres
ne concerne la chirurgie plastique qu'au stade de leurs séquelles. |
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les brûlures et leurs
séquelles, |
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les infections de
la peau et des parties molles (depuis le panaris jusqu’à la gangrène
étendue) |
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les nécroses cutanées,
qu’elle qu’en soit l’origine : infectieuse (cellulites,
fasciites, gangrènes), traumatique (avulsions, contusions,
amputations), thermique (brûlures), ischémiques (ulcères de jambes,
escarres). |
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les malformations,
qu'elles soient apparues à la naissance (par exemple les fentes
labio-maxillo-palatines) ou à l'âge adulte (par exemple les
atrophies hémi-faciales, ou les malformations des seins telles que
les asymétries ou le syndrome de Poland). |
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la chirurgie esthétique
dans son ensemble, qui concerne certaines disgrâces physiques congénitales
(nez, oreilles, menton) ou acquises à la puberté (hypotrophie
mammaire, surcharges graisseuses localisées), dans les suite de
grossesses (déformations de la paroi abdominale), ou du fait du
vieillissement (visage, paupières, cou, seins). |
En
pratique, le domaine de la chirurgie plastique est si étendu que les
chirurgiens qui l’exercent sont habituellement encore sur-spécialisés
dans une ou plusieurs des branches qui la composent. En France, la dénomination
officielle de la spécialité est "Chirurgie
Plastique, Reconstructrice et Esthétique".
MR+JMS (14.11.2000)
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| Q.
Qu'est-ce que la chirurgie
"esthétique" ? |
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R. La chirurgie esthétique n'est qu'une composante de la chirurgie
plastique.
Contrairement au reste de la chirurgie (et en particulier de la chirurgie
plastique), qui s'adresse au corps malade ou mutilé, la
chirurgie esthétique s'adresse à des individus en bonne santé.
Elle a pour objectif d'améliorer le confort psychologique par des
interventions qui modifient l'apparence physique.
Il s'agit pourtant d'interventions
chirurgicales véritables, avec tous leurs inconvénients et leurs
risques, et non de miracles. Les résultats ne sont satisfaisants que si
les indications sont correctement posées, c'est à dire si la demande du
patient correspond à ce que le chirurgien peut réellement lui apporter.
Le premier devoir du chirurgien est donc d'écarter les contre-indications
opératoires et les demandes irréalistes, qui sont très nombreuses en ce
domaine.
Ce n'est qu'en respectant le classique
principe de précaution ("Primum non nocere") que la chirurgie
esthétique peut prétendre à être considérée comme une branche de la Médecine.
MR+JMS (14.11.2000)
remonter |
| Q.
Pourquoi faites-vous de la chirurgie
esthétique à l'hôpital ? |
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R. Puisqu'elle s'adresse à des sujets en bonne santé, nous
considérons que la chirurgie esthétique ne fait pas partie de notre
mission de soins à l'hôpital.
Cependant, puisque c'est une
composante de notre spécialité (la "Chirurgie Plastique
Reconstructrice et Esthétique"), nous considérons qu'elle fait
partie de notre mission
d'enseignement au CHU, où viennent se former tous les futurs
chirurgiens plasticiens. Nous la pratiquons donc pour l'enseigner, en nous
limitant d'une part aux techniques et aux indications les plus éprouvées
en ce domaine, et d'autre part en
veillant constamment à rester dans des limites que nous nous sommes nous-mêmes
fixées à moins de 15% de notre activité globale, pour ne pas nuire à
notre mission de soins.
MR+JMS (30.12.2000)
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| Q.
Combien ça coûte ? |
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R. Il faut distinguer 2 cas :
La
chirurgie "plastique" est prise en charge par la sécurité
sociale, comme n'importe quelle autre spécialité médicale ou
chirurgicale. Sont aussi comprises dans ce cadre certaines interventions
de chirurgie esthétique telles que les oreilles décollées, les
véritables hypertrophies mammaires, certaines rhinoplasties, et certaines
plasties abdominales.
La
chirurgie "esthétique" n'est évidemment pas prise
en charge par l'assurance maladie, ni par aucune mutuelle
complémentaire. Le patient doit donc supporter seul la totalité des
frais, qui ne sont en aucun cas remboursés, et qui sont réclamés
d'avance par l'hôpital :
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Consultation de
spécialiste (CS) = 23 € |
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Interventions :
1311,60
€ par nuit d'hospitalisation (+ forfait hospitalier journalier de
15 € par jour), quelle que soit la nature de l'intervention. Ainsi,
une lipoaspiration, qui nécessite généralement une nuit
d'hospitalisation, sera facturée 1341,60 € par l'hôpital . Un lifting cervicofacial, qui nécessite
généralement deux nuits d'hospitalisation, sera facturé 2668,20 €
par
l'hôpital, etc.
Ces tarifs
sont
établis par le ministère de la santé et augmentent chaque
semestre. Il faut y ajouter les fournitures achetées par le patient
(telles que les vêtements compressifs) et, en principe, les examens
prescrits par l'anesthésiste et le chirurgien. Un devis écrit
adapté à chaque cas est bien entendu remis systématiquement au
patient lorsqu'une intervention non prise en charge est envisagée.
Enfin, aucun arrêt de travail ne peut être délivré pour une
intervention de chirurgie esthétique. |
MR+JMS
(11/11/2006)
> Pour en savoir plus dans le cadre
des interventions prises en charge, voir
le
site de l'AP-HP.
remonter |
| Q.
Quelles sont les différences entre les
hôpitaux publics et les cliniques privées ? |
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R. Il existe heureusement en France une saine concurrence
entre les hôpitaux publics et les cliniques privées. Chaque système a
ses avantages et ses inconvénients. Très schématiquement, les
principales différences sont les suivantes :
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A l'hôpital public :
-
les médecins sont
salariés, payés au mois
-
les patients
s'adressent à un service public, et non à un individu
particulier.
Le lien juridique s'établit entre le patient et une
administration.
-
c'est une école, un
lieu de formation.
Il y a donc des élèves (externes, internes,
élèves infirmières, etc).
Il y a aussi des maîtres.
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Dans les cliniques
privées :
-
les médecins sont
payés à l'acte
-
les patients
s'adressent à un individu unique.
Le lien juridique s'établit
entre le patient et le médecin qu'il a choisi.
-
tous les médecins
sont des professionnels déjà formés.
MR+JMS
(29.11.2000)
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remonter |
| Q.
Qui va m'opérer ? |
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R. En principe, c'est le chirurgien qui vous a fixé un
rendez-vous d'intervention qui est responsable de
votre opération. Selon la complexité plus ou moins grande de
celle-ci, et s'il le juge réalisable, il pourra toutefois déléguer tout
ou partie de l'intervention à un Interne, qui opérera sous son contrôle
physique direct et permanent, et qu'il aidera personnellement. L'hôpital
universitaire est en effet une École, et c'est ainsi
que se forment les chirurgiens. Dans tous les cas, vous connaîtrez le nom
de l'Interne qui a participé à votre intervention, puisqu'en particulier
c'est lui qui vous suivra tous les jours après l'intervention, avec votre
chirurgien.
MR+JMS (18.02.2001)
remonter |
| Q.
Qui va m'endormir ? |
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R. Un des membres de notre sympathique équipe
d'anesthésistes, mais pas nécessairement celui (ou celle) que vous
aurez vu(e) en consultation.
MR+JMS
(29.11.2000)
remonter |
| Q. Est-ce que ça fait mal ? |
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R. Tout dépend bien
sûr de l'intervention. Certaines opérations peuvent être douloureuses,
et d'autres pratiquement pas. Dans tous les cas, nous avons tous les
médicaments nécessaires pour lutter contre la douleur postopératoire,
depuis le comprimé de paracétamol jusqu'à la morphine en pompe
électrique, et toutes nos équipes médicales savent les utiliser. Dès
votre réveil, les infirmières vous interrogeront toutes les heures sur
l'intensité de votre douleur éventuelle (appréciée de 0 à 10), et les
prescriptions seront adaptées en conséquence aussi longtemps que votre
état le nécessitera.
MR+JMS (18.02.2001)
remonter |
| Q.
Puis-je avoir une chambre seule dans
votre service ? |
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R. Le service dispose de 21 chambres, à un ou deux lits. Le
nombre des chambres seules étant limité à 7, il est
malheureusement impossible de
les réserver à l'avance. Elles sont attribuées par les cadres
infirmiers en fonction de la
complexité de la pathologie et de la densité d'occupation des lits du
service.
MR+JMS (14.11.2000)
remonter |
| Q. Pourquoi ne mettez-vous pas de prothèses
mammaires pour des indications d'esthétique pure dans votre service ? |
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R. Notre budget de fonctionnement au bloc opératoire
prévoit 600 000 F par an pour acheter des implants et des prothèses.
Lorsque cet argent est dépensé, et quel que soit le moment de l'année,
aucune rallonge budgétaire ne nous permet d'acheter de nouvelles
prothèses. Cela nous oblige à interrompre notre activité liée aux
prothèses et à attendre l'année suivante pour la reprendre.
Pour éviter cette interruption, nous avons
décidé depuis 5 ans de réserver
notre budget "prothèses" aux seules reconstructions de seins
amputés pour cancer et aux indications non esthétiques. Cette
politique nous a permis jusqu'à présent de rester dans nos limites
budgétaires et de répondre tout au long de l'année à la totalité des demandes de
reconstruction du sein.
MR+JMS (14.11.2000)
remonter |
| Q.
Puisqu'il s'agit d'une intervention d'esthétique non prise en charge par
la Sécurité Sociale et que je dois tout payer, puis-je fournir les
prothèses que vous ne pouvez pas acheter sur votre budget ? |
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R. Non, c'est
interdit par la loi. Le prix de journée que vous réglez à l'hôpital
correspond en effet à la totalité des prestations et fournitures
agréées nécessaires à vos soins.
MR+JMS (14.11.2000)
remonter |
| Q.
J'ai des prothèses mammaires qui posent problème. Pouvez-vous les
changer ? |
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R. Si ces prothèses ont été posées dans le cadre
d'une reconstruction des seins, et que nous estimons qu'elles nécessitent
un changement, nous pouvons bien sûr nous en charger.
Si elles ont été posées
pour des raisons esthétiques et qu'elles posent un problème (fuite,
coque), nous ne pouvons les remplacer que dans le cas où elles ont été
posées dans notre service. Dans les autres cas, nous pouvons les enlever,
mais nous ne les remplacerons pas ; nous vous conseillons donc de revoir
le chirurgien ou l'établissement qui vous les a posées.
MR+JMS (18.02.2001)
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Pour poser une question : webmaster@hopitalsaintlouis.org |
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