INFORMATION DU PUBLIC

F.A.Q.

Générale Seins Esthétique Main Lexique

Questions fréquentes

La rubrique "information" est sous la responsabilité du Pr M. Revol  et du Pr J.M. Servant, et correspond à l'activité qui est effectivement pratiquée dans le service de chirurgie plastique de l'hôpital Saint-Louis de Paris.

 

Questions fréquemment posées

bulletQu'est-ce que la chirurgie "plastique" ?
bulletQu'est-ce que la chirurgie "esthétique" ?
bulletPourquoi faites-vous de la chirurgie esthétique à l'hôpital ?
bulletCombien ça coûte ?
bulletQuelles sont les différences entre les hôpitaux publics et les cliniques privées ?
bulletQui va m'opérer ?
bulletQui va m'endormir ?
bulletEst-ce que ça fait mal ?
bulletPuis-je avoir une chambre seule ?
bulletPourquoi ne mettez-vous pas de prothèses mammaires pour des indications d'esthétique pure ?
bulletPuis-je fournir mes prothèses ?
bulletJ'ai des prothèses mammaires qui posent problème. Pouvez-vous les changer ?

 

Q. Qu'est-ce que la chirurgie "plastique" ?


R.
Souvent définie comme « la chirurgie des téguments et des contours », la chirurgie plastique a pour objet le traitement chirurgical des lésions des tissus mous non viscéraux.

Les " tissus mous" (ou " parties molles") s’opposent aux os et articulations, qui relèvent de la chirurgie orthopédique. Il existe en fait un terrain commun aux deux spécialités : la chirurgie de la main , qui concerne aussi bien la chirurgie orthopédique que la chirurgie plastique. La chirurgie plastique s'occupe également des os de la face et du crâne dans le cadre de la chirurgie cranio-maxillo-faciale.

Les tissus mous " non viscéraux " s’opposent aux " viscères", qui sont les organes contenus dans les cavités crânienne, thoracique, et abdominale. Les tissus viscéraux sont du domaine de la neurochirurgie (cerveau, moelle, racines des nerfs rachidiens), de l'ORL et de l'ophtalmologie, de la chirurgie thoracique (cœur, poumons), de la chirurgie viscérale (tube digestif et viscères abdominaux), de la chirurgie urologique (reins et voies urinaires), et de la chirurgie gynécologique (utérus et annexes).

Ayant donc pour objet les « lésions » des tissus mous non viscéraux, la chirurgie plastique couvre un domaine immense, qui comprend en particulier :

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les tumeurs, qu'elles soient bénignes ou cancéreuses, qu'elles aient pour point de départ la peau ou les parties molles plus profondes, qu'elles soient de petite taille ou de grande taille, et qu'elles siègent de la tête au pied. Il s'agit en pratique aussi bien du banal "grain de beauté" du visage ou du lipome du dos, que des carcinomes, des mélanomes, ou des sarcomes des parties molles, dont certains peuvent conduire à des mutilations étendues et à des reconstructions complexes faisant appel en particulier à la microchirurgie. 

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les traumatismes. S'étant initialement développée avec les traumatismes de guerre, la chirurgie plastique s'est ensuite appliquée aux traumatismes de la route. Elle s'étend actuellement aux traumatismes des sports, et surtout aux traumatismes chirurgicaux (par exemple pour reconstruire un sein amputé pour cancer). Certains traumatismes nécessitent une intervention de chirurgie plastique en urgence. La plupart des autres ne concerne la chirurgie plastique qu'au stade de leurs séquelles. 

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les brûlures et leurs séquelles

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les infections de la peau et des parties molles (depuis le panaris jusqu’à la gangrène étendue) 

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les nécroses cutanées, qu’elle qu’en soit l’origine : infectieuse (cellulites, fasciites, gangrènes), traumatique (avulsions, contusions, amputations), thermique (brûlures), ischémiques (ulcères de jambes, escarres). 

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les malformations, qu'elles soient apparues à la naissance (par exemple les fentes labio-maxillo-palatines) ou à l'âge adulte (par exemple les atrophies hémi-faciales, ou les malformations des seins telles que les asymétries ou le syndrome de Poland). 

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la chirurgie esthétique dans son ensemble, qui concerne certaines disgrâces physiques congénitales (nez, oreilles, menton) ou acquises à la puberté (hypotrophie mammaire, surcharges graisseuses localisées), dans les suite de grossesses (déformations de la paroi abdominale), ou du fait du vieillissement (visage, paupières, cou, seins).

En pratique, le domaine de la chirurgie plastique est si étendu que les chirurgiens qui l’exercent sont habituellement encore sur-spécialisés dans une ou plusieurs des branches qui la composent. En France, la dénomination officielle de la spécialité est "Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique".

MR+JMS (14.11.2000)

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Q. Qu'est-ce que la chirurgie "esthétique" ?


R. La chirurgie esthétique n'est qu'une composante de la chirurgie plastique. Contrairement au reste de la chirurgie (et en particulier de la chirurgie plastique), qui s'adresse au corps malade ou mutilé, la chirurgie esthétique s'adresse à des individus en bonne santé. Elle a pour objectif d'améliorer le confort psychologique par des interventions qui modifient l'apparence physique.

Il s'agit pourtant d'interventions chirurgicales véritables, avec tous leurs inconvénients et leurs risques, et non de miracles. Les résultats ne sont satisfaisants que si les indications sont correctement posées, c'est à dire si la demande du patient correspond à ce que le chirurgien peut réellement lui apporter. Le premier devoir du chirurgien est donc d'écarter les contre-indications opératoires et les demandes irréalistes, qui sont très nombreuses en ce domaine. 

Ce n'est qu'en respectant le classique principe de précaution ("Primum non nocere") que la chirurgie esthétique peut prétendre à être considérée comme une branche de la Médecine.

MR+JMS (14.11.2000)

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Q. Pourquoi faites-vous de la chirurgie esthétique à l'hôpital ?


R. Puisqu'elle s'adresse à des sujets en bonne santé, nous considérons que la chirurgie esthétique ne fait pas partie de notre mission de soins à l'hôpital. 

Cependant, puisque c'est une composante de notre spécialité (la "Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique"), nous considérons qu'elle fait partie de notre mission d'enseignement au CHU, où viennent se former tous les futurs chirurgiens plasticiens. Nous la pratiquons donc pour l'enseigner, en nous limitant d'une part aux techniques et aux indications les plus éprouvées en ce domaine, et d'autre part en veillant constamment à rester dans des limites que nous nous sommes nous-mêmes fixées à moins de 15% de notre activité globale, pour ne pas nuire à notre mission de soins.

MR+JMS (30.12.2000)

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Q. Combien ça coûte ?
 

R. Il faut distinguer 2 cas :

La chirurgie "plastique" est prise en charge par la sécurité sociale, comme n'importe quelle autre spécialité médicale ou chirurgicale. Sont aussi comprises dans ce cadre certaines interventions de chirurgie esthétique telles que les oreilles décollées, les véritables hypertrophies mammaires, certaines rhinoplasties, et certaines plasties abdominales.

La chirurgie "esthétique" n'est évidemment pas prise en charge par l'assurance maladie, ni par aucune mutuelle complémentaire. Le patient doit donc supporter seul la totalité des frais, qui ne sont en aucun cas remboursés, et qui sont réclamés d'avance par l'hôpital :

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Consultation de spécialiste (CS) = 23 €

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Interventions : 1311,60 € par nuit d'hospitalisation (+ forfait hospitalier journalier de 15 € par jour), quelle que soit la nature de l'intervention. Ainsi, une lipoaspiration, qui nécessite généralement une nuit d'hospitalisation, sera facturée 1341,60 € par l'hôpital . Un lifting cervicofacial, qui nécessite généralement deux nuits d'hospitalisation, sera facturé 2668,20 € par l'hôpital, etc. Ces tarifs sont établis par le ministère de la santé et augmentent chaque semestre. Il faut y ajouter les fournitures achetées par le patient (telles que les vêtements compressifs) et, en principe, les examens prescrits par l'anesthésiste et le chirurgien. Un devis écrit adapté à chaque cas est bien entendu remis systématiquement au patient lorsqu'une intervention non prise en charge est envisagée. Enfin, aucun arrêt de travail ne peut être délivré pour une intervention de chirurgie esthétique.

MR+JMS (11/11/2006)

> Pour en savoir plus dans le cadre des interventions prises en charge, voir le site de l'AP-HP.

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Q. Quelles sont les différences entre les hôpitaux publics et les cliniques privées ?


R. Il existe heureusement en France une saine concurrence entre les hôpitaux publics et les cliniques privées. Chaque système a ses avantages et ses inconvénients. Très schématiquement, les principales différences sont les suivantes :
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A l'hôpital public :

  1. les médecins sont salariés, payés au mois

  2. les patients s'adressent à un service public, et non à un individu particulier. 
    Le lien juridique  s'établit entre le patient et une administration.

  3. c'est une école, un lieu de formation. 
    Il y a donc des élèves (externes, internes, élèves infirmières, etc). 
    Il y a aussi des maîtres.

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Dans les cliniques privées :

  1. les médecins sont payés à l'acte

  2. les patients s'adressent à un individu unique. 
    Le lien juridique s'établit entre le patient et le médecin qu'il a choisi.

  3. tous les médecins sont des professionnels déjà formés.

MR+JMS (29.11.2000)

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Q. Qui va m'opérer ?


R. En principe, c'est le chirurgien qui vous a fixé un rendez-vous d'intervention qui est responsable de votre opération.  Selon la complexité plus ou moins grande de celle-ci, et s'il le juge réalisable, il pourra toutefois déléguer tout ou partie de l'intervention à un Interne, qui opérera sous son contrôle physique direct et permanent, et qu'il aidera personnellement. L'hôpital universitaire est en effet une École, et c'est ainsi que se forment les chirurgiens. Dans tous les cas, vous connaîtrez le nom de l'Interne qui a participé à votre intervention, puisqu'en particulier c'est lui qui vous suivra tous les jours après l'intervention, avec votre chirurgien.

MR+JMS (18.02.2001)

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Q. Qui va m'endormir ?


R. Un des membres de notre sympathique équipe d'anesthésistes, mais pas nécessairement celui (ou celle) que vous aurez vu(e) en consultation.

MR+JMS (29.11.2000)

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Q. Est-ce que ça fait mal ?
 

R. Tout dépend bien sûr de l'intervention. Certaines opérations peuvent être douloureuses, et d'autres pratiquement pas. Dans tous les cas, nous avons tous les médicaments nécessaires pour lutter contre la douleur postopératoire, depuis le comprimé de paracétamol jusqu'à la morphine en pompe électrique, et toutes nos équipes médicales savent les utiliser. Dès votre réveil, les infirmières vous interrogeront toutes les heures sur l'intensité de votre douleur éventuelle (appréciée de 0 à 10), et les prescriptions seront adaptées en conséquence aussi longtemps que votre état le nécessitera.

MR+JMS (18.02.2001)

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Q. Puis-je avoir une chambre seule dans votre service ?


R. Le service dispose de 21 chambres, à un ou deux lits. Le nombre des chambres seules étant limité à 7, il est malheureusement impossible de les réserver à l'avance. Elles sont attribuées par les cadres infirmiers en fonction de la complexité de la pathologie et de la densité d'occupation des lits du service.

MR+JMS (14.11.2000)

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Q. Pourquoi ne mettez-vous pas de prothèses mammaires pour des indications d'esthétique pure dans votre service ?


R.  Notre budget de fonctionnement au bloc opératoire prévoit 600 000 F par an pour acheter des implants et des prothèses. Lorsque cet argent est dépensé, et quel que soit le moment de l'année, aucune rallonge budgétaire ne nous permet d'acheter de nouvelles prothèses. Cela nous oblige à interrompre notre activité liée aux prothèses et à attendre l'année suivante pour la reprendre. 

Pour éviter cette interruption, nous avons décidé depuis 5 ans de réserver notre budget "prothèses" aux seules reconstructions de seins amputés pour cancer et aux indications non esthétiques. Cette politique nous a permis jusqu'à présent de rester dans nos limites budgétaires et de répondre tout au long de l'année à la totalité des demandes de reconstruction du sein.

MR+JMS (14.11.2000)

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Q. Puisqu'il s'agit d'une intervention d'esthétique non prise en charge par la Sécurité Sociale et que je dois tout payer,  puis-je fournir les prothèses que vous ne pouvez pas acheter sur votre budget ?


R. Non, c'est interdit par la loi. Le prix de journée que vous réglez à l'hôpital correspond en effet à la totalité des prestations et fournitures agréées nécessaires à vos soins. 

MR+JMS (14.11.2000)

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Q. J'ai des prothèses mammaires qui posent problème. Pouvez-vous les changer ?


R. Si ces prothèses ont été posées dans le cadre d'une reconstruction des seins, et que nous estimons qu'elles nécessitent un changement, nous pouvons bien sûr nous en charger.

Si elles ont été posées pour des raisons esthétiques et qu'elles posent un problème (fuite, coque), nous ne pouvons les remplacer que dans le cas où elles ont été posées dans notre service. Dans les autres cas, nous pouvons les enlever, mais nous ne les remplacerons pas ; nous vous conseillons donc de revoir le chirurgien ou l'établissement qui vous les a posées.

MR+JMS (18.02.2001)

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Pour poser une question : webmaster@hopitalsaintlouis.org