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Dysphorie de genre
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DYSPHORIE DE GENRE
M. Revol (septembre 2018)

 

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Chaque être humain présente trois caractéristiques bien distinctes :

  • le sexe biologique, mâle ou femelle, qui est inscrit dans le corps (organes génitaux, chromosomes)
  • le genre, masculin ou féminin, qui est inscrit dans l'esprit, et qui est la conviction que l'on a d'être un homme ou une femme
  • et l'attirance sexuelle, vers le sexe opposé, vers le même sexe (homosexualité), vers les deux (bisexualité), ou vers aucun des deux.

Lorsqu'une personne a la conviction d'appartenir au genre opposé à son sexe biologique, on parle de dysphorie de genre. On distingue ainsi les personnes qui sont des mâles biologiques mais qui se sentent femmes (HF pour Homme-Femme, ou MtF pour Male-to-Female), et celles qui sont des femelles biologiques mais qui se sentent hommes (FH pour Femme-Homme, ou FtM pour Female-to-Male).
Mal connue, la prévalence de cet état varie, selon les pays et les publications, de 1 pour 12000 à 1 pour 37000 mâles biologiques, et de 1 pour 30000 à 1 pour 110000 femelles biologiques. En réalité, les chiffres exacts sont d'autant plus difficiles à obtenir que les différences culturelles d'un pays à un autre modifient non seulement l'expression de ces troubles de l'identité de genre, mais aussi la façon dont ils sont perçus par la société en général et par la médecine en particulier.


L'équipe de chirurgie plastique du Pr REVOL participe depuis 1978 à la prise en charge chirurgicale de la transidentité, de façon multidisciplinaire avec les équipes de psychiatrie des hôpitaux Foch et Sainte-Anne, le service d'endocrinologie de Cochin, et le service de gynécologie de l'hôpital Foch. Entièrement prise en charge par l'assurance maladie, cette prise en charge chirurgicale est faite dans le cadre d'un parcours de soins qui répond aux critères de la Haute Autorité de Santé  (HAS), à ceux de la SoFECT, et à ceux des standards de soins internationaux (WPATH).

Ce parcours comprend une période d'évaluation psychiatrique dont le but est d'une part d'éliminer des problèmes ou des pathologies qui pourraient se manifester par un sentiment dysphorique de genre, et d'autre part d'évaluer avec la personne concernée les bénéfices et les risques d'une éventuelle décision de transformation corporelle en rapport avec son contexte et ses propres vulnérabilités.

Cette première phase si elle est positive est suivie de l'accompagnement d'une expérience de vie réelle dans l'apparence du sexe désiré afin d'évaluer les capacités d'adaptation et les enjeux réels. Cette phase prend de un à deux ans selon les personnes. Cette évaluation est systématiquement complétée par un bilan endocrinien complet.

Les médecins psychiatres, endocrinologues, chirurgiens et psychologues de l'équipe se réunissent régulièrement sous forme d'une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui décide de la prise en charge la plus adaptée au trouble. Lorsque le diagnostic est confirmé et que la personne le demande, ce qui est le cas le plus fréquent, c'est une réassignation hormono-chirurgicale qui est proposée, en deux temps. L'éligibilité au traitement hormonal est décidée au bout d'un an de suivi ; l'éligibilité au traitement chirurgical au bout de 2 ans (critère de prise en charge imposé par la CNAM). La nature de l'intervention, qui est en fait une confirmation du genre, varie évidemment selon le sexe biologique.

Dans tous les cas, le traitement hormonal doit être poursuivi à vie (pour éviter une ostéoporose et des fractures).

 

 



 
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