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La phase
hyperplasique initiale d’une cicatrice récente peut être
pathologique par son intensité et/ou par sa durée, ce qui caractérise
les cicatrices hypertrophiques et chéloïdiennes.
Ces cicatrices sont très boursouflées et volumineuses, rouges, dures, et
démangent beaucoup. C’est l’évolution dans le temps qui permet de
distinguer
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une cicatrice « hypertrophique », qui
s’améliore spontanément en 2 ou 3 ans, |
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et une cicatrice
« chéloïdienne » (ou « chéloïde »), qui
n’a aucune tendance à l’amélioration spontanée et qui reste
stable ou même s’aggrave avec le temps. |
On ignore
encore actuellement pourquoi surviennent ces cicatrices
hypertrophiques et chéloïdiennes. Parmi les facteurs
de risque connus qui favorisent leur survenue, il faut citer :
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Les races noire ou jaune,
qui sont beaucoup plus souvent atteintes que la race blanche |
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L’âge jeune. Très fréquentes
chez les enfants, les cicatrices hypertrophiques sont rares chez les
personnes âgées. |
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Certaines parties du corps :
région du sternum, des épaules, cou, lobules d’oreilles (un simple
percement de lobule pour boucles d’oreilles peut entraîner de très
volumineuses cicatrices chéloïdes), partie inférieure du visage. |
Le
traitement des cicatrices hypertrophiques et chéloïdes
n’est évidemment pas seulement chirurgical. Puisqu’on ignore pourquoi
la cicatrice hypertrophique est survenue, il n’y a aucune raison pour
qu’elle ne récidive pas après une reprise
chirurgicale simple de la cicatrice. La chirurgie peut certes diminuer
le volume de la cicatrice lorsqu’il est trop important, mais il est
alors nécessaire de la faire suivre aussi rapidement que possible par les
2 méthodes suivantes, qui peuvent souvent aussi être employées seules :
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« Pressothérapie »,
réalisée avec des vêtements compressifs
élastiques confectionnés sur mesure. Elle est très efficace, à
condition d’être permanente (jour et nuit) pendant 6 mois environ,
ce qui n’est pas toujours réalisable.
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Cette
photo démontre bien l'efficacité de la compression permanente
sur une cicatrice hypertrophique récente de l'abdomen. Celle-ci est en effet aplatie et souple à l'endroit où
l'élastique du slip la comprime en permanence. |
Dans le cas très fréquent
des cicatrices hypertrophiques du lobule d’oreille, la compression
peut être réalisée par des clips d’oreilles dont les plateaux ont
été élargis. Dans le cas des cicatrices étendues de brûlures, la
pressothérapie est très efficacement réalisée par des douches
filiformes sous très haute pression, dans des stations thermales spécialisées
(Saint Gervais, La
Roche-Posay).
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« Corticothérapie »
par injection à l’intérieur de la cicatrice de produits cortisonés
à effet prolongé. En raison de la grande dureté habituelle de ces
cicatrices, la meilleure méthode pour injecter le produit sous
pression dans la cicatrice est d’utiliser un appareil sans aiguille
(« dermojet »). Il faut éviter de mettre des pommades aux
corticoïdes, en raison du risque d’atrophie progressive de la peau
saine voisine de la cicatrice, car il est difficile de ne mettre de la
pommade que sur la cicatrice. |
Quant à la radiothérapie,
qu’elle soit pratiquée par voie externe ou par curiethérapie
intra-cicatricielle, elle peut parfois être très utilement associée à
la chirurgie de réduction. Cependant elle comporte un risque de cancérisation
à long terme de la peau irradiée. Même si ce risque est faible aux
doses d’irradiations qui sont habituellement pratiquées, il doit
certainement être considéré avant d’entreprendre cette méthode,
surtout chez des sujets jeunes, et surtout sur les parties du corps
exposées au soleil.
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